Ecrins – Traversée des Ailefroide Orientale/Centrale – Eté 2012

Participants : Sylvain et Olivier.

Le temps est au beau fixe pour les jours à venir ; nous montons au refuge du Sélé et faisons un bon bout de reconnaissance pour la course du lendemain car il fera nuit les premières heures.

Traversée des Ailefroide Orientale/Centrale AD+/300m/IV+

Le départ du refuge se fait à 5h sous les étoiles. Atteindre le sommet de l’Ailefroide Orientale est une course à elle seule ; variée avec un itinéraire complexe, quelques passages d’escalade peu difficiles mais parfois exposés, et aboutissant à près de 4000 m d’altitude.

Les premiers contreforts rocheux se passent encore de nuit, puis le jour de dévoile peu à peu.

Couleurs d’aurore.

La grande vire : diagonale peu difficile mais exposée.

Vue sur une partie de la traversée.

Sur le passage dit de la banane bien plus raide qu’il n’y paraît.

Une dernière pente de neige et de rocher et nous arrivons à l’horaire prévu au sommet de l’Ailefroide Orientale – alt. 3847 m, 9h.

Après de longs préparatifs à cause de satanées vrilles, nous entamons l’escalade du premier éperon d’un schiste noir compact et impressionnant.

L’éperon en schiste noir d’en bas.

L’éperon en schiste noir d’en haut.

Après quelques mauvais choix d’itinéraire, nous attaquons tardivement la pointe Fourastier dans un rocher médiocre.

La cheminée sommitale menant à la pointe Fourastier – alt. 3907 m.

Contorsion et rocher pourri.

Le rocher est de plus en plus croulant et peu rassurant ce qui ralentit notre progression. Il est déjà 15h30 lorsque nous atteignons le pied de l’Ailefroide centrale. Bien qu’à moins de 100 m à vol d’oiseau, nous renonçons à la gravir afin d’assurer un retour au refuge avant la nuit. Bien nous en a pris car nous perdons encore du temps avec un brin de corde coincé, et toujours ces satanées vrilles. Nous finissons les rappels par une douche en passant dans une cascade. Puis c’est la traversée du glacier bien crevassé permettant de rejoindre l’itinéraire de montée. Comme souvent, le retour semble bien plus long que l’allée et c’est à la dernière lueur du jour que nous retrouvons le refuge.

Les gardiens très sympathiques – et prévenus de notre risque d’arrivée tardive – nous réchauffent un bon repas réconfortant. Le retour au camping se fera le lendemain matin.

O.C.