Cervin traversée Lion/Hörnli (Val d’Aoste - Italie) – AD/IV – Les 19,20 et 21/07/16

Participants : Sylvain et Olivier.

Pour cette deuxième course en Val d’Aoste, les prévisions météo devant se dégrader, nous avançons le départ d’un jour en supprimant le jour de repos. C’est donc le lendemain de l’ascension du Gran Paradiso que nous entamons l’approche jusqu’au refuge Carrel.

Le temps est toujours aussi splendide pour cette journée d’approche qui est une véritable course à elle seule.

 

Le tracé jusqu’au refuge Carrel.

Au départ de Cervinia.

Au-dessus de la Croix Carrel, il reste encore pas mal de neige, typée printemps et profonde ce qui facilite l’approche. Puis c’est la traversée en mixte facile mais exposée pour rejoindre le Col du Lion.

La traversée exposée pour atteindre le col du Lion.

Au-dessus du Col du Lion, la suite est entièrement en rocher avec quelques passages bien teigneux mais équipés de grosses cordes avant de rejoindre le refuge Carrel.

Au-dessus du col du Lion et de la traversée exposée.

Le passage bien physique avant d’atteindre le refuge Carrel.

 

Nous nous couchons tôt au refuge pour un départ à 3h30 le lendemain.

 

Nous attaquons par les « cordes de l’éveil ».

Attaque de nuit.

Puis c’est le linceul en neige un peu dure ; avant la chaîne Tyndall.

La chaîne Tyndall.

 

Le cône du Cervin au petit matin.

En contrebas de l’échelle Jordan.

Puis l’échelle Jordan. On se rapproche du sommet…

Traversée après l’échelle Jordan.

Il faut laisser passer les premières cordées qui descendent déjà et puis c’est le sommet enneigé.

La croix entre le sommet italien et suisse.

Une très longue descente sur l’arête du Hörnli nous attend.

L’arête du Hörnli.

Quelque part dans le chaos.

 

Nous continuons la descente après la cabane du Hörnli pour bivouaquer plus bas près de la rivière. Les lumières des retardataires illumineront l’arête du Hörnli tard dans la nuit.

 

La pluie nous réveille à 4h du matin. En deux temps trois mouvements nous remballons nos affaires et c’est reparti pour Cervinia. La pluie cessera finalement au bout d’une heure et nous aurons même droit à quelques éclaircies sur le retour pour finir la boucle du Cervin.

 

Ce sommet et cette traversée mythiques méritent leur réputation. C’est une course longue, physique et parfois engagée qui attire beaucoup de monde. Si le rocher est bon sur l’itinéraire, on s’aperçoit vite lorsqu’on s’en écarte ; et la recherche de la descente n’est pas forcément évidente. Par ailleurs, les nombreux équipements en place, cordes, broches, pieux et autres clous facilitent grandement la progression ; la même course sans équipement serait une toute autre affaire.

 

La virée dans le Val d’Aoste s’arrêtera là en définitive pour cause de mauvaises prévisions météo autour du Monte Rosa ; mais il fera beau dans les Pyrénées…

 

O.C.